Stratégie commerciale

Avant de prendre un commercial pour augmenter les ventes, vérifiez que vous avez déjà fait ça.

Embaucher un commercial est souvent le premier réflexe pour faire décoller les ventes. C'est aussi le plus coûteux, et rarement le premier qui aurait dû être actionné.

Mis à jour le 24 juillet 2026

Un plateau de chiffre d'affaires, et le réflexe arrive vite : il faut un commercial. C'est une décision lourde, un salaire fixe à assumer chaque mois, un temps de formation, un risque si la personne ne convient pas. Avant d'en arriver là, plusieurs leviers moins coûteux et plus rapides à activer méritent d'être vérifiés. S'ils n'ont jamais été essayés, l'embauche risque surtout de masquer un problème plutôt que de le résoudre.

L'upsell, le cross-sell et la maintenance

Trois leviers simples, souvent négligés. L'upsell consiste à proposer une version supérieure ou plus complète à un client déjà engagé. Le cross-sell consiste à proposer un produit ou un service complémentaire à ce qu'il a déjà acheté. La maintenance consiste à revenir vers un client existant pour un entretien, un renouvellement, un suivi qu'on a oublié de proposer. Ce sont les ventes les plus faciles à faire, sur une base de clients qui vous connaît déjà et vous fait confiance. Beaucoup d'entreprises courent après de nouveaux clients alors que ce potentiel dort dans leur propre portefeuille.

Une campagne de fidélisation, avant une campagne d'acquisition

Un rendez-vous, un événement, un repas : des occasions simples de reprendre contact avec des clients existants, avant de dépenser du temps et de l'argent à en chercher de nouveaux. Reconquérir un client qui vous connaît déjà coûte presque toujours moins cher que d'en convaincre un qui ne vous connaît pas.

Calculer le vrai profit d'un client, pas son chiffre d'affaires

Avant d'investir dans une prospection ou une embauche, un calcul simple s'impose : quel est le profit réel généré par un nouveau client sur une année, une fois toutes les charges déduites, comparé au coût complet d'une action de prospection (temps, salaire, outils). Sans ce calcul, on avance à l'aveugle sur une décision qui engage plusieurs mois de trésorerie.

Une vraie étude de marché, pas une recherche Google ou une question à une IA

Une recherche rapide sur Google ou une question posée à une intelligence artificielle donne des informations générales, pas une connaissance de votre marché réel. Une vraie étude de marché demande de parler à de vrais prospects et clients, de vérifier ses hypothèses sur le terrain, d'entendre directement pourquoi on achète ou pourquoi on n'achète pas. C'est plus lent, et c'est la seule façon de savoir si le problème est vraiment un manque de commercial, ou autre chose.

Vérifier la trésorerie avant de fixer un salaire

Un commercial a besoin d'un fixe décent pour s'engager sereinement, apprendre le métier et durer dans le poste. Si la trésorerie ne permet pas de le garantir sur plusieurs mois, l'embauche devient un pari, pas une décision. Un commercial qui doute de son salaire ne vend pas mieux, il cherche un autre poste.

Le réflexe à avoir avant tout le reste

Si vous-même ne feriez pas cette prospection, posez-vous une question simple : pourquoi quelqu'un d'autre le ferait à votre place, avec autant d'énergie que vous y mettriez ? Un commercial peut exécuter une méthode, il ne peut pas remplacer une conviction qui manque au sommet de l'entreprise.

Prochaine étape

Clarifier la stratégie avant de recruter.

Le module Stratégie commerciale travaille exactement ces questions : cibles, canaux, plan d'action, pour savoir ce qu'il faut vraiment activer avant d'embaucher.